Ministère de L'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, Chargé de la Lutte contre la Vie Chère

Direction Générale des Impots

L’impôt au coeur du développement

Ministère de l’Économie et des Participations​

Direction Générale des Impots

REFORMES

Historique

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2010
RÉFORMES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES

a. Réformes d’ordre législatif

Adoption d’un Code Général des Impôts en 2009 à travers la loi n° 027/2008 du 22 janvier 2009 portant Code Général des Impôts ;

Renforcement de la législation sur les prix de transfert afin de mieux appréhender les transactions transfrontalières des firmes multinationales ;

Le renforcement du dispositif fiscal en la matière a porté, entre autres, sur l’augmentation des obligations documentaires relatives aux transactions impliquant des prix de transfert, la prise en compte des paradis fiscaux et, dans le même sens, le durcissement de la réglementation sur les opérations effectuées au travers d’États non coopératifs ou de paradis fiscaux ;

Intégration dans le dispositif législatif des questions de procédure liées aux déclarations et au paiement des impôts en ligne ;

Mise en place d’une TVA immobilière, destinée en priorité aux professionnels de l’immobilier.

Institution de nouveaux impôts à travers les différentes lois de finances :

Mise en place d’un Impôt Synthétique Libératoire (ISL), concernant les petits opérateurs économiques réalisant un chiffre d’affaires annuel hors taxe inférieur à 30 000 000 F CFA (LF 2014) ;

Création d’impôts affectés au financement de l’assurance maladie : Taxe sur les Transferts de Fonds (TTF) (LF 2008) et Contribution Spéciale de Solidarité (CSS) (LF 2017) ;

Création de la Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) en 2017, destinée à alimenter le fonds de formation professionnelle.

b. Réformes d’ordre réglementaire

Arrêté n°22/MECIT/CAB/ME du 13 octobre 2011 portant fixation des coefficients d’amortissement dégressifs ;

Arrêté n°0017/MEPIP/CAB/SG/DGI du 5 mai 2015 modifiant certaines dispositions de l’arrêté n°001/MINECOFIN du 3 janvier 1983 fixant les conditions d’application du régime simplifié réservé aux sous-traitants des entreprises pétrolières ;

Mise en place d’une doctrine fiscale à travers des instructions thématiques et des instructions interprétatives des lois de finances.

Concrétisant les recommandations du Fonds Monétaire International, qui préconisait la mise en place d’une fiscalité de proximité et d’un Interlocuteur Fiscal Unique (IFU), la DGI s’est engagée dans la construction progressive de plusieurs Centres des Impôts sur l’ensemble du territoire national.

a. Segmentation des contribuables : création des Centres des Impôts

Le nouveau positionnement stratégique, consistant en la construction progressive de Centres des Impôts, permet d’offrir à chaque contribuable, en fonction de sa taille, un service dédié tout en améliorant le rendement de l’impôt.

À cet effet ont été créés :

La Direction des Grandes Entreprises (DGE), pour une gestion sécurisée des recettes issues des contribuables dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est d’au moins 1,5 milliard de francs CFA ;

Les Centres des Impôts des Moyennes Entreprises (CIME), pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est compris entre 80 millions et moins de 1,5 milliard de francs CFA ;

Les Centres des Impôts des Petites Entreprises et des Particuliers (CIPEP), pour les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est inférieur à 80 millions de francs CFA.

b. Création du dossier fiscal unique

La mise en place de l’Interlocuteur Fiscal Unique, qui permet à un opérateur économique d’effectuer toutes les opérations fiscales liées à ses activités en un même lieu, a constitué une avancée qualitative majeure en matière de gestion des contribuables.

c. Développement des téléprocédures : le projet E-TAX

Dans le souci constant d’améliorer l’offre de services rendus aux usagers et la collecte des impôts, droits, taxes et redevances, la DGI a lancé en 2014 un portail dédié aux téléprocédures permettant à certains contribuables d’effectuer des télédéclarations et des télépaiements via internet en toute sécurité.

Ce portail offre plusieurs avantages, notamment :

Un service entièrement gratuit ;
Une accessibilité 24h/24 depuis tout poste connecté à internet ;
Une réduction du temps consacré par les entreprises à leur gestion fiscale, puisqu’il n’est plus nécessaire de se déplacer physiquement auprès d’un centre ;
La réduction des files d’attente aux guichets ;
Un point d’entrée unique pour toutes les démarches fiscales ;
Une simplicité d’utilisation, tant pour le paiement que pour le remboursement.

NB : Le portail a vu le jour grâce à une équipe dédiée composée de personnes ressources de la Direction Générale des Impôts, de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor, ainsi que de l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences, avec l’appui de trois banques pilotes : BGFIBANK, BICIG et UGB.

d. Intégration de l’approche qualité au sein de la DGI

Dans la perspective d’améliorer la qualité du service rendu aux usagers, la DGI a initié, depuis 2006, une politique qualité au sein de ses services. Celle-ci s’est concrétisée par la certification à la norme ISO 9001 version 2008 de la DGE (2008), du CIME d’Owendo et du CIPEP Sud (2013).

e. Création de cellules spécialisées au sein de la DGI

Création de cellules de contrôle des comptabilités informatisées afin de permettre aux agents des impôts de s’adapter aux nouveaux systèmes comptables et aux problématiques liées aux prix de transfert ;

Création d’une cellule d’échange de renseignements à des fins fiscales afin de permettre un échange automatique d’informations pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

f. Organisation des Assises Nationales de la Fiscalité : vers une refondation du système fiscal gabonais

Sous les très hautes instructions du Président de la République, Chef de l’État, Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, le Ministère de l’Économie, de la Promotion des Investissements et de la Prospective a organisé, du 26 au 27 mars 2015, les premières Assises Nationales de la Fiscalité au stade de l’Amitié, sis à Angondje, au nord de Libreville.

Ce forum, inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Stratégique Gabon Émergent (PSGE), visait l’impulsion d’une nouvelle politique fiscale en République gabonaise. Il a réuni toutes les catégories socioprofessionnelles, des partenaires au développement (FMI et Banque mondiale) ainsi que des experts de pays amis tels que la France, le Maroc, le Rwanda et la Côte d’Ivoire.

La problématique soumise aux participants était la suivante :

« Comment doter le Gabon d’un cadre fiscal moderne et attractif permettant, à la fois, de sécuriser les recettes fiscales, de favoriser l’investissement privé, de stimuler la compétitivité des entreprises et de promouvoir l’épargne privée ? »

Ces Assises avaient pour enjeu l’élaboration d’un cadre fiscal moderne, conforme aux évolutions récentes de la fiscalité internationale, propre à promouvoir la destination Gabon en matière d’investissements, tout en sécurisant les recettes budgétaires de l’État.

Les recommandations issues de ces travaux servent désormais de schéma directeur à la définition de la nouvelle politique fiscale gabonaise.

Il s’agit notamment de :

L’assouplissement de la liquidation des impôts par les téléprocédures (E-TAX, mobile banking) ;
La mise en place d’une méthode permettant une meilleure imposition des revenus fonciers ;
L’élaboration du Code des Impôts Locaux (CIL), clarifiant les règles de gestion et établissant les procédures, droits et garanties des contribuables locaux ;
La mise en place d’un système de transparence dans l’octroi des exonérations de TVA ;
Le rapprochement, à terme, des administrations fiscales et douanières,

UNE ADMINISTRATION EN EVOLUTION

Depuis sa création, la Direction Générale des Impôts (DGI) a engagé un ensemble de réformes législatives, réglementaires et structurelles visant à moderniser l’administration fiscale, améliorer le rendement de l’impôt et renforcer la qualité du service rendu aux usagers.

RÉFORMES LÉGISLATIVES ET ACTES RÉGLEMENTAIRES

a. Réformes d’ordre législatif

1. Adoption du Code Général des Impôts (2009)

L’adoption du Code Général des Impôts en 2009 (loi n° 027/2008 du 22 janvier 2009) a constitué une étape majeure dans l’unification et la modernisation du dispositif fiscal gabonais.

2.Renforcement de la législation sur les prix de transfert

La DGI a renforcé le cadre légal applicable aux transactions transfrontalières des entreprises multinationales, notamment :

  • L’augmentation des obligations documentaires ;
  • La prise en compte des juridictions non coopératives ;
  • Le durcissement des règles applicables aux opérations réalisées via des États à fiscalité privilégiée.

3. Intégration des téléprocédures dans le dispositif légal

Les lois fiscales ont progressivement intégré les dispositions relatives aux déclarations et paiements en ligne, ouvrant la voie à la digitalisation des procédures.

4. Institution de nouveaux impôts

Plusieurs impôts ont été institués ou réformés à travers les Lois de Finances successives :

  • Taxe sur les Transferts de Fonds (TTF) – LF 2008
  • Contribution Spéciale de Solidarité (CSS) – LF 2017
  • Impôt Synthétique Libératoire (ISL) – LF 2014
  • Contribution à la Formation Professionnelle (CFP) – 2017

b. Réformes d’ordre réglementaire

Plusieurs arrêtés ont complété le dispositif fiscal, notamment :

  • Arrêté n°22/MECIT/CAB/ME du 13 octobre 2011 (amortissements dégressifs)
  • Arrêté n°0017/MEPIP/CAB/SG/DGI du 05 mai 2015 (régime simplifié sous-traitants pétroliers)

La DGI a également développé une doctrine administrative à travers des instructions fiscales thématiques.

RÉFORMES STRUCTURELLES

Concrétisant les recommandations du Fonds Monétaire International qui prescrivaient la mise en place d’une fiscalité de proximité et d’un Interlocuteur Fiscal Unique (IFU), la DGI s’est engagée dans la construction progressive de plusieurs Centres des Impôts sur l’ensemble du territoire national.

a. Segmentation des contribuables

Conformément aux recommandations du Fonds Monétaire International, la DGI a mis en place une organisation fondée sur la segmentation des contribuables :

  • Direction des Grandes Entreprises (DGE)
  • Centres des Impôts des Moyennes Entreprises (CIME)
  • Centres des Impôts des Petites Entreprises et des Particuliers (CIPEP)

b. Interlocuteur Fiscal Unique (IFU)

La mise en place de l’Interlocuteur Fiscal Unique permet aux opérateurs économiques d’effectuer l’ensemble de leurs démarches fiscales auprès d’un point unique.

c. Développement des téléprocédures : E-TAX

En 2014, la DGI a lancé le portail E-TAX, dédié aux téléprocédures fiscales.

Ce portail permet :

  • Les télédéclarations ;
  • Les télépaiements sécurisés ;
  • L’accès 24h/24 aux services fiscaux ;
  • La réduction des délais et des déplacements.

d. Politique qualité

Depuis 2006, la DGI a engagé une démarche qualité ayant conduit à la certification ISO 9001 (version 2008) de plusieurs structures.

e. Cellules spécialisées

Création de :

  • Cellules de contrôle des comptabilités informatisées ;
  • Cellule d’échange automatique de renseignements fiscaux.

f. Assises Nationales de la Fiscalité (2015)

Organisées en mars 2015, les Assises Nationales de la Fiscalité ont permis d’engager une réflexion nationale sur la modernisation du système fiscal gabonais.

Les recommandations ont porté notamment sur :

  • Le développement des téléprocédures ;
  • La modernisation de l’imposition des revenus fonciers ;
  • L’élaboration du Code des Impôts Locaux ;
  • La transparence des exonérations ;
  • Le rapprochement des administrations fiscales et douanières.